Et rose elle a vécut ce que vivent les roses, l’espace d’une bouchée…*

De temps en temps je vois passer des articles de pâtisserie dont les rédacteurs jurent « troooop faciles », et je les note pour les essayer, puisqu’ils sont « troooop faciles »… Chat échaudé craint l’eau froide. Du coup j’ai mis un sacré bail pour faire une tentative en suivant cette idée là, mais bon sang ça valait le coup.

Je vous laisse récupérer la recette de ce site (en Anglais), tout en sachant qu’il vous faudra l’adapter à votre guise. Moi, j’ai, par exemple, fait une pâte plus haute qu’elle, pour que les tartes se tiennent mieux, et j’ai mis, au fond, un mélange crème/poudre d’amandes/épices/sucre pour les rendre moins sèches (mais moins régime, aussi…). Et ne vous faites pas avoir : on croit que ça va aller vite, mais que nenni !!! Rouler les pétales prend des PLOMBES !

Ses photos sont mieux que les miennes, mais je dois avouer que ces petites choses sont furieusement photogéniques !

Si vous en avez besoin, demandez moi la traduction de la recette. Et lisez bien jusqu’au bout : les proportions etc sont après les photos !

* roh, c’est pas bien, je me suis servie d’un magnifique poème formidablement triste pour titrer un article de boustifaille… Vous croyez que Malherbe m’en voudrait ?

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Première étape : rater une matinée à Rambouillet

Rambouillet est assez bon exemple de la ville pleine de potentiel touristique pas du tout exploité. Le château est, pourtant, il me semble, assez connu, au moins de nom, mais rien n’est fait pour le mettre en valeur. Certes, c’est la résidence d’été du Premier Ministre (après avoir été celle du Président) et des chefs d’État en visite, donc on comprend que la mairie ne veuille pas trop faire de bruit autour de son patrimoine, mais bon sang, il y a des efforts à faire, quand même, parce que là, ça donne plutôt une mauvaise image du schmilblick.

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Haussez-vous sur les monts que le soleil redore

La semaine dernière, lors des 3 jours où le Soleil a daigné pointé son nez pendant plus de 2 minutes, j’ai découvert (après suggestion!!! merci!!!) les Jardins Albert Kahn: un jardin japonais, un anglais, un français, un verger et une forêt. Le tout un peu à l’autre bout de Paris pour moi, mais ça valait le coup. Pour pas grand chose (2.5€ en tant que chômeur, 5€ je crois en normal), on peut passer une journée dans l’un des plus beaux parcs parisiens que je connaisse.

La variété des jardins (méfiez vous: les français et anglais ne sont pas très grands, non plus… ne pensez pas trouver Versailles ou Hampton Court!) fait qu’ils sont globalement beaux toute l’année. Là, c’était le tout début du printemps. Le moment où les arbres ont sorti des bourgeons enveloppés d’un manteau duveteux, où les fleurs hésitent encore un peu, et où l’on a bien envie d’applaudir celles qui se décident. Je laisse les photos parler.

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P.S.: le titre de cet article est une citation des Tragiques, d’Agrippa d’Aubigné, dont le thème ne colle pas forcément avec mes fleurettes, je sais bien… Et en fait de « monts » c’était une petit butte pas bien haute censée représenter le Mont Fuji dans le jardin japonais, et elle n’a pas été dorée bien longtemps.

Pâtisserie de saison

J’ai passé un mois à Pékin l’an dernier, et bien que j’ai goûté de la cuisine pékinoise et chinoise plus large, j’ai trouvé peu de desserts. Vous devez avoir compris (pour ceux qui ne le savaient pas déjà) que j’ai une sacrée faiblesse pour le sucré, alors quand j’ai vu cet article, me promettant une pâtisserie chinoise fantastique, je me suis précipitée dessus !

Bon, ben au moins j’ai testé. Voilà, maintenant je peux dire que la pâtisserie chinoise n’est pas pour moi ! Pourtant, une amie et moi avons testé beaucoup de choses: c’est l’avantage de cette boutique, rien n’est vraiment cher (comparé aux pâtisseries parisiennes vaguement tendance qui vendent le moindre gâteau à 6-7€, ici c’est autour de 2€, plutôt…), donc on peut se faire plaisir en prenant un large échantillon. Au final, tout est bien joli, mais rien n’a vraiment de goût. Le bayteuil, notamment, que j’ai découvert, enfin… cela compte-t-il si je n’ai rien senti ? En fait j’y retournerais bien, mais pas pour les pâtisseries : pour les sandwichs !!! Celui qu’on s’est partagé, bœuf-carottes-citronnelle était à tomber par terre !

Destination Lune

Du 13 au 15 mars aura lieu à la Cité des Sciences un évènement : un week-end dédié à la Lune. Plein de choses sont prévues (des ateliers, des films, des conférences… retrouvez le programme ici), et les expositions permanentes ainsi que le planétarium seront gratuits. Je ne pourrai probablement pas en profiter, mais si vous pouvez y aller, courez-y, ça a l’air d’être prometteur !

 

Les visions d’un architecte

Cela fait un petit moment que je m’intéresse à l’historiographie du Moyen Âge, ou si c’est plus clair, à la vision de cette époque à travers les siècles, et particulièrement à celle qu’on en donnait au XIXe. Je ne me lancerai pas dans une explication longue du problème, mais disons juste que si l’on considère encore (malgré les historiens qui se sont attaqués au problème) le Moyen Âge comme une période obscure, où tout le monde était sale et superstitieux, c’est à 99% dû aux images que nous ont transmis les « savants » du XIXe puritain.

Cette réputation est d’ailleurs étonnante lorsqu’on voit à quel point les artistes étaient inspirés par ces « Dark Ages ». Victor Hugo y situe l’une de ses œuvres majeures, les Romantiques raffolent de la supposée ambiance, les Préraphaélites en réinventent l’esthétique, et les architectes… ah, les architectes… Hé bien, nos petits architectes décident qu’ils en ont assez des Anciens et du néo-classicisme qu’ils ont tiré d’eux. Alors, pourquoi ne pas avancer un peu (beaucoup) dans le temps, et pomper sur le gothique ? Et pouf, voilà le néo-gothique !

Toute cette bien longue intro pour vous dire que j’ai visité l’exposition de la Cité de l’architecture sur Viollet-le-Duc, représentant s’il en est de ce fameux néo-gothisme en France.

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Un sac royal

Je brode très peu cet hiver. Trop peu, même. Alors un petit colis-cadeau pour une amie à Dubaï était l’occasion d’y remédier. Je me suis amusée à faire le sac entièrement à la main, n’ayant pas de machine, donc les coutures ne sont pas très très nettes… Le motif était choisi par cette amie, qui voulait quelque chose discret et français sans être du cliché parisien.

Les monstres nouveaux

D’abord, je dois vous avouer que je n’ai pas lu la totalité du livre. Vous verriez le poids du machin, vous comprendriez. Les illustrations sont aussi responsables, parce qu’elles sont tellement géniales qu’on préfère les chercher, sans lire l’histoire qui les entoure. Je sais juste de cette dernière qu’elle démarre avec la pupille d’un banquier parisien arrivant à Paris, et devant chercher un travail (mon Dieu, quelle innovation!). Ensuite, on part, d’après les gravures, dans un voyage compliqué, par les nouveaux moyens de transports (aéronefs, tube, poissons volants bizarroïdes…), on croise des îles artificielles, un sixième continent en construction, et même des guerres à l’étranger et une révolution parisienne ! J’aurais aimé trouver un résumé un peu plus clair, mais il n’y en a pas vraiment. C’est malheureusement le problème de Robida : il a vécu grosso modo à la même époque qu’un autre grand auteur de romans d’anticipation, Jules Verne, et il est resté dans son ombre.

Albert Robida, Le Vingtième Siècle, 1883 - couvertureLire la suite »